Walker et l’enseignement de la minéralogie entre 1779 et 1803
J’ai déjà parlé ici de John Walker. La dernière livraison du British Journal for the History of Science recense la biographie parue en 2008 qui lui est consacrée : The Language of Mineralogy: John Walker, Chemistry and the Edinburgh Medical School (par Matthew D. Eddy, Aldershot : Ashgate). On y apprend d’intéressantes choses.
Ainsi, l’auteur “utilise la carrière de Walker pour peindre un tableau sophistiqué de l’enseignement de la chimie (et disciplines connexes) à la faculté de médecine d’Edimbourg dans les dernières décennies du 18e siècle”. C’est surtout la classification développée par Walker pour organiser ses enseignements en minérologie qui l’intéresse. Où Walker apparaît comme “un homme extrêmement intelligent et ambitieux, qui bâtit un réseau productif de collègues, correspondants et étudiants au sein de l’Edimbourg des Lumières”. Ses étudiants étaient aussi bien des apothicaires que des naturalistes et toutes sortes d’industriels/fabricants.
Aussi, il apparaît que la chimie (qui incluait la minéralogie à l’époque) écossaise entretenait des liens intenses avec la Suède et l’Allemagne, ce qui bouscule sans doute l’image qu’on a d’une révolution de la chimie centrée sur Paris.